Focus [n°32]
   
 
 
 
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Focus

La Grande Guerre et les territoires ultramarins

interview de Jean-François Klein

lundi 20 juillet 2015, par Jean-François Klein

La guerre de 1914-1918 a-t-elle été une étape dans la décolonisation ?
Existe-t-il des différences entre les différents empires coloniaux ?
Les colonisés ont-ils joué un rôle prépondérant dans la décolonisation ?

  • Existe-t-il dans les Empires une forte participation des colons et des colonisés lors de la mobilisation générale de 1914 ?

Jean-François Klein : Ne serait-ce qu’en termes de déploiement des troupes et de fronts, la guerre est mondiale. On se bat en Afrique, au Moyen-Orient, jusque dans le Pacifique. Tous les mobilisés ne gagnent pas l’Europe et contribuent, en situation coloniale, à défendre « leurs » territoires. Par ailleurs, tous les Empires coloniaux européens ont été mobilisés pendant la Grande Guerre ; soit au titre de l’effort de guerre par la fourniture de matières premières (pondéreux, charbon, oléagineux, etc.), de main-d’œuvre et bien entendu de troupes. Les Français ont mobilisé à peu près 650 000 hommes dans leurs colonies, ce qui est peu au regard des 7 800 000 métropolitains. Les troupes coloniales, colons et colonisés représentent ainsi à peu près 8% des combattants. Les coloniaux, civils, militaires et aussi missionnaires sont mis à contribution. L’Algérie – colonie de peuplement – donne ainsi 73 000 hommes tandis que les autres colonies de l’Empire ne parviennent à rassembler guère plus de 4 000 mobilisables. Doit-on rappeler que les citoyens sont bien peu nombreux par rapport à la masse des sujets français de l’Empire ? En particulier dans les colonies d’exploitation. Ce sont donc les colonisés, les « indigènes » qui fournissent les plus importants contingents issus des colonies : tirailleurs algériens, annamites, cambodgiens, kanaks, malgaches, « sénégalais », tahitiens, tonkinois, tunisiens, tirailleurs et goumiers marocains etc. Si 90 000 « Indochinois » viennent en France, seulement 42 000 combattront, à Salonique essentiellement tandis que les autres restent pour assurer la garde des arsenaux ou pour travailler dans les usines d’armement, comme leurs frères de peine malgaches, les « tirailleurs la pelle » disait-on. Après l’Algérie et l’AOF, l’Indochine en dépit de son éloignement, de son manque de bateaux et de la réticence à voir combattre l’Armée jaune voulue par Pennequin, est la troisième région impériale à fournir des hommes, du riz, du caoutchouc et des piastres. De fait, sur le milliard de francs-or versé par l’ensemble des colonies aux emprunts nationaux, elle fournit à elle seule plus de 367 millions, dont un tiers versé par les seuls indigènes (P. Morlat). La litanie des corps coloniaux est longue à égrener mais révélatrice de cet effort global. De leur côté, les Britanniques ont mobilisé massivement : aux 5 700 000 métropolitains (dont 500 000 Ecossais et 200 000 Irlandais) répondent les 1 315 000 hommes venus des quatre Dominions [630 000 Canadiens, 420 000 Australiens, 129 000 Néo-Zélandais, 136 000 Sud-Africains (en dépit du caractère pro-allemand des Afrikaners)], mais aussi 1 400 000 Indiens et 57 000 « Africains », sans compter les quelques bataillons samoans, fidjiens voir du condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides, soit près de 3 millions d’hommes issus de l’Empire (J. Frémeaux). Mais l’Allemagne aussi mobilise, principalement sur place, à Qingdao (5 000 hommes), dans l’archipel mélanésien des Bismarck (500 hommes) mais aussi et surtout en Afrique (Kamerun, Afrique Orientale, Sud-Ouest Africain et Togo), quelques 26 300 hommes – colons et colonisés qui défendent pied à pied, voire de façon offensive leurs territoires (R. Porte). De même, à leur échelle, Portugais, Italiens (défaits après Adoua), Hollandais mais aussi Belges, mobilisent leurs forces vives.

  • Quelle est l’attitude des colons et des colonisés face à la guerre en 1914 ? Adhèrent-ils au principe de la défense de la patrie ?

Jean-François Klein : Cela dépend du statut des possessions : concessions, colonies et/ou protectorats. Globalement, la plupart des gouverneurs coloniaux usent de tous les moyens mis à leur disposition : conscription – plus ou moins volontaire ; tirage au sort, qui mobilise les plus pauvres d’entre les colonisés, soit « la presse ». On observe ainsi dans plusieurs colonies de véritables chasses à l’homme pour tenter de gonfler les effectifs. Dans les colonies se pose aussi la question du consentement peut-être de façon encore plus criante en particulier dans les « vieilles colonies » dont les habitants sont – théoriquement – citoyens depuis 1848. Cependant, en dépit de l’effort plus supporté que consenti, on n’observe pas de vagues de fond anticoloniales même si quelques tentatives de révoltes émaillent les cartes roses des empires coloniaux. Les métropoles étant trop occupées, l’occasion était belle de tenter de prendre le large comme le tentèrent, en vain, les colonisés irlandais en 1916. Au contraire, les colonies restèrent étonnamment stables. Ceci s’explique par le réformisme des administrateurs coloniaux qui ouvrent davantage les représentations aux élites indigènes traditionnelles et celles « éduquées » et la réponse des colonisés qui prennent aux mots les dominants, prouvant la capacité de résistance mais, aussi, de négociation de la situation coloniale. Comme le rappelait R. Bertrand et J.-F Bayard, la colonisation est une « transaction hégémonique », l’indigène ne subit pas seulement, il est aussi acteur de son destin, dans le cadre limité et asymétrique que le système lui laisse. La plupart des élites autochtones ne réclament d’ailleurs pas encore ni toujours l’indépendance mais une association véritable. Le « consentement à la guerre » est, dans les faits, un atout politique, une carte dont s’emparent les colonisés pour négocier l’évolution politique de leurs statuts. C’est ainsi que l’on peut aussi lire l’engagement du député Blaise Diagne qui joua un rôle déterminant dans le recrutement de la « Force noire » souhaitée par Mangin depuis 1910.

  • Quelle est la nature de cette résistance ?

Jean-François Klein : Si, à l’exemple de l’empire français, l’on observe quelques révoltes armées, comme celle des Touaregs du Niger (1916-1917), en Algérie dans le sud-constantinois (1916-1917), la révolte dite « des ombrelles » au Cambodge (1916) ou, la même année encore au Vietnam, les derniers soubresauts insurrectionnels de la Ligue Duy Tân et de la Ligue pour la restauration du Vietnam (Việt Nam Quang Phục Hội), généralement, ces mouvements, plus ou moins violents restent globalement minoritaires. Ils sont peu suivis et rapidement circonscrits par des autorités coloniales aussi agiles à agiter le bâton qu’à proposer des ouvertures politiques aux élites traditionnelles et issues du contact colonial à l’exemple de la mission confiée à Albert Sarraut en Indochine de 1917 à 1919, chargé dans ce second mandat d’éviter tout soubresaut en pratiquant une politique dite « d’association franco-annamite ». Mais tous ne sont pas forcément hostiles à la colonisation. C’est rarement l’indépendance qui est revendiquée mais plus d’émancipation, de reconnaissance des capacités des indigènes « à faire comme le Blanc » dit-on en AOF. En y participant, la Grande Guerre devient un outil de la contestation ou, plus exactement, de la négociation. C’est plus une demande à davantage d’intégration, de plus d’égalité, que l’on observe au sein des Empires qu’une volonté indépendantiste. Ces militants existent mais ils sont encore très minoritaires. N’oublions pas qu’au moins 90% des populations colonisées sont bien souvent des ruraux illettrés et obéissent encore aux élites traditionnelles qui ont pactisé pour de multiples raisons avec le pouvoir colonial. Ceux qui bougent sont des urbains formés comme cadres subalternes par les coloniaux, ces « nouvelles élites » que les Anglais appellent les « educated » (éduqués) et que les Français en Afrique subsaharienne appellent les « évolués ».

  • Parmi les spécificités, les Antilles ont-elles une place particulière ?

Jean-François Klein : Oui, comme dans le cas des Quatre Communes du Sénégal (Dakar, Gorée, Saint-Louis et Rufisque), de La Réunion ou de la Guyane, les habitants de la Martinique et de la Guadeloupe ne font pas leur service militaire et sont donc citoyens de « presque plein droit ». Seuls étaient acceptés dans les forces armées les engagés par crainte de créer sur place des bastions militaires qui, à terme, pourraient former des embryons d’armées « nationales » comme cela avait été le cas en Amérique latine au début du XIXe siècle. On préfère ainsi assurer la défense – et le maintien de l’ordre local – par l’Infanterie de Marine métropolitaine. Les futurs « domiens » revendiquent alors le droit d’être mobilisable afin de devenir, enfin, des citoyens de plein droit. Fiers de leurs statuts à part, ces « hoplites noirs » réclament de servir dans des corps métropolitains et non dans des structures « indigènes » telles que les Tirailleurs, d’offrir leur vie pour que la « mère-patrie » leur accorde, finalement, l’isonomie. Le but des hommes des bataillons créoles évoqués dans le très beau roman de Raphaël Confiant– près de 20 000 hommes – est d’affirmer par l’impôt du sang versé leur pleine citoyenneté et tenter de briser la barrière raciale que les chercheurs anglo-saxons appellent la coloured ligne. Ce phénomène est également à l’œuvre dans les colonies caribéennes britanniques.

  • Les populations allogènes mobilisées ont-elles rempli des missions particulières ? Où sont-elles stationnées ? En Europe ou ailleurs ?

Jean-François Klein : Chez les Britanniques, seulement 12% des troupes indiennes sont stationnées en Europe occidentale et en France en particulier dans la région de Dunkerque et d’Ypres alors que les 88% sont employées en Afrique et au Moyen-Orient alors que les troupes blanches des Dominions sont principalement déployées en Europe occidentale. Quant aux forces « indigènes » françaises elles sont employées à peu près partout, mais les Malgaches et les Indochinois davantage dans les Balkans ou les Dardanelles. L’intérêt pour ces hommes tient peut-être au fait que près de 40% des grands généraux français – ceux qui commandent des corps d’armée en 1914-1918 – sont passés par les colonies à un moment donné de leur carrière. C’est un aspect qui commence à être travaillé (J. d’Andurain) mais qui reste encore mal connu.

  • Selon le lieu du conflit, y’a-t-il des attitudes différentes à l’égard de la décolonisation avant et après la guerre ?

Jean-François Klein : Soyons clairs : l’armée comme la guerre forme des combattants, des hommes qui savent obéir, mais aussi des cadres. Les colonisés de retour du front – quel qu’il soit et où qu’il soit – n’ont généralement pas perçu l’expérience combattante comme une humiliation raciale. Pas plus qu’ils n’ont servi de chair à canon, l’un des mythes de la Grande Guerre. Le nombre de morts n’est pas plus élevé chez les « colored » que chez les Blancs…
Au contraire, ils avaient souvent au sein de l’armée et en Europe lorsqu’ils y étaient déployés une liberté qu’ils n’avaient pas dans les colonies en dépit de tentatives évidentes pour tenter de limiter les contacts avec les autochtones et, surtout, les contacts avec les femmes blanches. Mais aucune barrière socio-raciale n’est jamais parfaitement étanche. En dépit des vexations, nombre de ces anciens combattants ont connu la fraternité des armes, le respect de leurs chefs, durement gagné. Ce n’est pas en Europe que se posent les problèmes. C’est lors du retour dans les colonies, lorsque l’ancien combattant reçoit de plein fouet la morgue coloniale. « Le mépris, ça tue ! » rappelait l’anthropologue Georges Condominas. C’est très important : ces hommes ont donné leur vie, se sont battus aux côtés des blancs. Là commence l’interrogation, la remise en question du lien colonial.

  • Mais ces cadres formés durant la guerre ont-ils mis leur expérience militaire et d’encadrement au service de la cause indépendantiste ?

Jean-François Klein : Certains le feront. D’autres non. Cependant, là encore, pas de généralisation hâtive : certains, promus et auréolés de leur gloire combattante, participent en tant que cadres subalternes à l’administration coloniale et forgent leurs propres stratégies d’ascension sociale. Sont-ils des traîtres ? C’est ce que certains indépendantistes commencent à formuler mais tout cela est bien plus complexe qu’un discours manichéen parfois construit de toute pièce par le Komintern. Ainsi, le cas des quelques centaines de Cambodgiens mobilisés durant la guerre est intéressant. Au lendemain de la guerre, un monument aux morts a été érigé en hommage aux victimes. Lors de la prise de Phnom Penh le 17 avril 1975 par les Khmers rouge seulement deux bâtiments extrêmement symboliques furent dynamités : la cathédrale et le monument aux morts de la guerre de 1914-1918, car il célébrait la fraternité entre Français et Cambodgiens. C’était précisément le symbole de la dette de sang qui gênait encore, en 1975, des cadres communistes maoïstes forgés dans l’atelier du Parti communiste français dans les années 1950.

  • A propos de la mémoire des territoires, est-ce que les colons ont utilisé les minorités les unes contre les autres et contre les puissances rivales ?

Jean-François Klein : C’est l’un des enjeux de la guerre. On a d’abord une utilisation massive des propagandes de guerre développée dans les deux camps pour diminuer l’adversaire « la honte noire » diront les Allemands lors de l’occupation de la Ruhr par les coloniaux mais, aussi, la mise en avant d’une sauvagerie sous contrôle et retournée contre l’adversaire dont le « nègre Banania » est l’archétype. Par ailleurs, les propagandes de tout camp tentent de soulever les colonies contre leur métropole afin de fixer le plus possible de troupes sur place et éviter qu’elles viennent fragiliser l’équilibre des forces. C’est le cas des Allemands à destination des populations du Maghreb, notamment au Maroc. A l’inverse, les Français et les Britanniques savent jouer la carte du nationalisme arabe contre l’Empire ottoman, allié de Vienne et de Berlin. Enfin, dans tous les Empires, on utilise les « races martiales » pour combattre. Ce sont ces populations que l’on estime plus guerrières que d’autres. Elles forment en général les corps indigènes – Sikhs de l’Inde, mais aussi berbères qui forment les Goumiers marocains ou Kabyles des compagnies de Zouaves. Ce sont aussi, parfois, des troupes d’élites, comme les Gurkhas du Népal, utilisées pour des opérations de type « commandos ».

  • Quel est le rôle de la guerre de 1914 dans la décolonisation ?

Jean-François Klein : La Grande Guerre joua un rôle de catalyseur à l’échelle mondiale et fit prendre conscience aux élites et soldats engagés qu’il y avait peut-être une autre dimension à donner au rapport colonial. Dans les années 1920, on observe généralement une certaine détente dans les sociétés coloniales. Les coloniaux lâchent du lest aux élites pour qu’elles collaborent davantage et l’hégémonie culturelle fabrique des êtres hybrides capables – souvent pour des raisons financières – de prendre la relève des cadres coloniaux. Cependant, la guerre a aussi prouvé que les Empires étaient indispensables à la survie économique des métropoles. A partir des années 1920 et, surtout dans la décennie 1930 – crise mondiale oblige – les métropoles glissent vers l’autarcie impériale. Les colonies deviennent des béquilles (J. Marseille) des économies métropolitaines.
La préférence impériale et la montée en puissance de cadres subalternes locaux qui n’obtiennent pas les places sociales qu’ils convoitent favorisent leur politisation et leur radicalisation. Le tout, conjugué à la poussée démographique et à la misère sociale des petits paysans et des sans terres crée une bombe prête à exploser. Les grands commis de l’État impérial en sont conscients mais il leur est impossible de freiner une machine infernale qui utilisera le second conflit global comme accélérateur. Le temps des indépendances était arrivé. Né en Asie, il allait se répandre dans le monde arabe puis en Afrique subsaharienne.
L’année 1919 fut importante : le Komintern clame depuis Moscou que toutes les nations colonisées sont des nations prolétarisées qu’il faut libérer tandis que le Saint-Siège amorce la marche aux décolonisations en demandant aux cadres missionnaires de ne plus se mêler aux affaires coloniales. Il faut que l’Église puisse rester, même et surtout après le démontage des empires. Enfin, le plus fameux des 14 points du président américain Woodrow Wilson, celui sur « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » a fait l’effet d’une bombe dans les colonies, à l’instar de la grande révolte coréenne de 1919 ou de la manifestation pacifique qui dégénère en massacre à Amritsar (Indes). Ainsi, Manuel L. Quezon, député élu de l’Assemblée des Philippines (1907) et représentant depuis 1909 des Philippines au Congrès des États-Unis d’Amérique, d’obédience démocrate rappelle non sans humour à son leader, W. Wilson, que « les Philippins veulent aussi l’indépendance » ! Dans la même veine, Nguyễn Ái Quốc, le futur Hồ Chí Minh, réclame sur les marches du palais de Versailles l’indépendance pour son peuple, là précisément où se joue le sort des empires européens.

  • Les élites de l’après Seconde Guerre mondiale ont-elle bâti leur légitimité sur le sacrifice de leurs aînés en 1914 ? Et si oui, comment l’utilisent-elles ?

Jean-François Klein : Ce n’est pas aussi linéaire, mais il est évident que l’engagement dans la Grande Guerre constitue l’une des matrices politiques des décennies suivantes, de la même façon que le conflit est devenu une pierre d’angle politique dans les métropoles européennes. Le discours sur la mission civilisatrice (A. Conklin) s’était abîmé dans les tranchées boueuses et les promesses données en échange de plus de loyalisme n’étaient pas tenues. De la circulation des hommes et des idées, était en train de germer l’idée d’un autre conflit mondial, celui des indépendances.

P.-S.

Jean-François Klein a publié de nombreux ouvrages, dont en codirection L’Atlas des empires coloniaux, XIXe-XXe siècles (Autrement, 2012,) ; il a co-organisé l’exposition Indochine, des territoires et des hommes (1856-1956) au Musée de l’Armée (Invalides) et il dirige avec Sophie Dulucq la collection « Empires » aux éditions Vendémiaire. Il termine une biographie, Pennequin, une éthique coloniale française ? (1849-1916) dans laquelle il rappelle cette figure oubliée des troupes de Marine, très engagée dans les opérations de pacification en Indochine et à Madagascar et qui fut par ailleurs un « indigènophile » convaincu par une politique d’association réelle avec les élites autochtones et par la nécessité de sortir de l’impasse coloniale. Promoteur de « l’Armée Jaune », il ne vit pas la fin de la Grande Guerre ni même les 90 000 « Indochinois » qui vinrent travailler et/ou combattre en métropole ni comment ses idées furent récupérées, après-guerre par les indépendantistes vietnamiens qui utilisèrent sa figure comme arme politique pour davantage de droits civiques.

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