Expérimenter [n°29]
   
 
 
 
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Expérimenter

Le rang canadien, un espace rural en transformation

mardi 21 décembre 2010, par Franck L’HOSPITALIER

Habiter le monde rural : le rang canadien, un espace rural en transformation. Hérité de la colonisation française, le rang canadien est un mode d’appropriation spatiale du monde rural. Les ruraux, souvent des agriculteurs, cohabitent désormais avec des néo-ruraux venus de la ville. Ils y construisent des maisons.
Cette étude de cas repose de manière privilégiée sur l’étude de paysages, de leur transformation, de leur perception. Il s’agit d’une séquence de trois heures, qui utilise les Tice. Leur recours est précieux pour expliquer la recomposition spatiale. Les élèves valident ainsi les items du B2i.

 Intégration dans les programmes

Collège : classe de sixième
Temps estimé avec reprise : trois heures

Cette étude de cas du rang canadien permet d’observer une manière de vivre et de travailler dans le monde rural, la faible présence humaine, la diversité des paysages ruraux qui dépendent de facteurs multiples ; ici les conditions historiques, naturelles (les sols fertiles de la plaine du Saint-Laurent), économiques et culturelles jouent un rôle primordial.

 Contenu scientifique

D’après Gérald Domon (Université de Montréal, Canada), le rang est une route de campagne omniprésente dans la toponymie mais d’abord et avant tout un mode de découpage des terres et d’occupation des sols. Cette réalité physique se double d’une réalité sociale (de proximité et d’entraide) qui a encore une présence. Cependant, la campagne québécoise se transforme. La population rurale est aujourd’hui minoritaire et la population agricole représente 7%.
Dans la plaine du Saint-Laurent, le nombre de fermes régresse et l’élevage laitier diminue au profit de cultures intensives (maïs). Mais les fermes et les champs ont par ailleurs fortement augmenté en taille, entraînant une reconfiguration profonde du parcellaire et une modification de la distribution des bâtiments.
A l’extérieur de la plaine, les rangs sont marqués par le rétrécissement des superficies agricoles et par une diminution de la population, sauf là où la proximité urbaine favorise la venue de néo-ruraux.
Plus encore, à la frange de l’écoumène, la régression de l’exploitation des ressources agricoles et forestière a été telle qu’elle a entraîné la fermeture de certains rangs, voire de certains villages.
En fait, on assiste à une mutation de l’agriculture et une mutation de la perception de la campagne : espace agricole puis espace de plaisirs, de loisirs… Proche des villes, la périurbanisation s’étend ; au-delà, le mitage et l’enfrichement.

Le rang canadien n’est pas unique. Pour pénétrer à l’intérieur des terres, les français ont reproduit cette manière d’exploiter les terroirs en Louisiane. De manière différente, les immigrés anglo-saxons ont développé l’organisation du township. Le diaporama contient des exemples pour montrer des similitudes et des différences entre les deux colonisations.

Pour consulter la séquence complète, situation pédagogique et documents, visitez le site Histoire Géographie de l’académie de Créteil.

Voir en ligne : consulter l’ensemble de la séquence

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